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20.08.2008
Vieilles dames en colère : un an de rééducation par le travail
Deux vieilles dames de Pékin, Wu Dianyuan, 79 ans, et Wang Xiuying, 77 ans, ont demandé à cinq reprises à bénéficier des désormais célèbres « zones de manifestation » autorisées mises en place par le gouvernement chinois pendant les JO. Expulsées de force de leur maison en 2001, elles entendaient profiter de ce mince espace de « liberté » pour que leur message soit enfin entendu. Cinq refus. Puis interrogatoire pendant une dizaine d’heures. Verdict : un an de de « rééducation par le travail ». Etant donné leur état de santé, elles en sont dispensées pour le moment. Mais le moindre « trouble » leur vaudra l’exécution de leur peine. « La Chine a quitté la route de la dictature », comme l’a dit l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin.
Heureusement pour eux, pourrait-on dire, le CIO et le BOCOG (le comité organisateur chinois) n'aura pas à faire face à l’embarrassement de devoir commenter cette condamnation. Dès le week-end dernier, les médias internationaux accrédités à Pékin s’étaient étonnés de l’annulation des points de presse quotidiens des duettistes des JO. Celui du dimanche 17 août a été annulé à la dernière minute. Il est désormais communément admis que, excédé par les questions des médias anglo-saxons sur les libertés bafouées et les trucages de la cérémonie d'ouverture, Wang Wei a passé un accord avec le CIO : fin des points de presse qui mettent mal à l'aise les organisateurs, en échange d’instructions données aux services de sécurité pour qu’ils s’efforcent de « lever le pied » face la presse internationale et les « perturbateurs » étrangers.
13:07 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







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