24.08.2008
Tout va très bien
Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, s'est dit "extrêmement satisfait" de l'organisation des Jeux par la Chine, au dernier jour des compétitions sportives et à quelques heures de la cérémonie de clotûre.
Spectacle sportif et décompte des médailles mis à part, bilan de la "satisfaction" du patron de l'olympisme mondial, qui a manifestement abandonné l'idée de contraindre les villes hôtes à tenir les engagements pris devant lui : 22 journalistes étrangers agressés, interpellés ou entravés dans leur travail, au moins 50 militants des droits de l’homme pékinois placés en résidence surveillée, harcelés ou contraints de quitter la capitale, au moins 15 citoyens chinois arrêtés pour avoir simplement demandé le droit de manifester... Et dix étrangers, dont le blogueur de "Alive in Baghdad", purgeant une peine de dix jours de prison, alors que le monde s'apprête à s'hypnotiser de nouveau devant quelques exploits pyrotechniques et le footballeur David Beckham, pour avoir manifesté pacifiquement en faveur du Tibet. Et tout le reste que l'on ne découvrira qu'avec le temps...
"Le CIO et les Jeux olympiques ne peuvent imposer des changements à des nations souveraines ou régler tous les maux du monde", a également répondu Jacques Rogge. "Mais nous pouvons - et nous le faisons - contribuer à un changement positif par le sport". Mais les méthodes du tout-puissant Département de la propagande, hérité des années noires, elles, n'ont pas "changé positivement" : un blogueur chinois a enfin publié les fameuses - et stupéfiantes - "21 directives" pour couvrir les Jeux adressées aux rédactions du pays. Le Parti veille à la "satisfaction" du patron du CIO.
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23.08.2008
"Il fabrique des uniformes de police"
"J’ai le droit de le voir une fois par mois, pendant une heure. Nous sommes derrière une vitre, et nous parlons au téléphone. Notre conversation est écoutée. C’est même écrit sur les murs du parloir. Ching Cheong est dans une cellule avec 12 autres prisonniers, la plupart des criminels condamnés à de lourdes peines. Dans la prison, il y a deux usines. Lui, il doit travailler huit heures par jour, avec des heures supplémentaires deux fois par semaine, jusqu’à 21 heures le soir. Il fabrique des uniformes de police. Les prisonniers ne sont pas payés. Avant d’être arrêté, Ching Cheong avait déjà des problèmes de pression artérielle. Mais cela ne se produisait que deux ou trois fois par an. Maintenant, c’est tous les jours. Il souffre de la discipline militaire qui règne dans la prison. Il a perdu 15 kilos depuis son arrestation. Vous savez, le premier mois de détention à Pékin a été extrêmement dur. Un traitement que l’on peut considérer comme de la torture mentale."
On a beaucoup parlé des prisonniers politiques en Chine ces derniers mois. Certains, vivant en démocratie, en sont même venus à défendre le régime de Pékin. Mais tout cela était bien abstrait. A la veille de la clotûre des Jeux, il est bon de relire ce récit glâcé, simple, désarmant, rapporté par Reporters sans frontières dans son rapport annuel. Il décrit ce qu'ont vécu, ces dernières années, le journaliste et écrivain Ching Cheong et son épouse. Il y a actuellement 29 journalistes incarcérés dans des conditions similaires, ou pire, en Chine, et 50 cyberdissidents, qui sont en prison pour avoir fait ce que nous sommes en train de faire, vous et nous, sur ce blog.
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22.08.2008
La gymnaste et le blogueur
Depuis plusieurs jours, la blogosphère est agitée par un débat, révélateur du degré d'exaspération de ceux qui ne parviennent pas à croire au visage absolument harmonieux que la Chine entend montrer au monde pendant les JO.
Quel âge a réellement la gymnaste chinoise He Kexin, médaille d'or en individuel et par équipe, enfant chérie d'une nation qui a raflé la majorité des premières places pendant "ses" Jeux ? Le comité olympique chinois affirme qu'elle a 16 ans. La question avait quelque peu agité la presse internationale (et même la presse chinoise), sans que rien de réellement probant ne se dégage de tout cela. Mais un internaute curieux et incrédule a prouvé, documents glanés sur Internet à l'appui, qu'elle n'en a que 14, la rendant inéligible pour les compétitions.
Le Times révèle aujourd'hui que le Comité international olympique a ouvert, un peu à contrecœur, une enquête sur cette épineuse question.
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21.08.2008
Des documents internes de la police révélent la stratégie vis-à-vis des journalistes étrangers
Reporters sans frontières a publié ce matin trois documents de la police chinoise sur la stratégie officielle vis-à-vis des médias étrangers. Si l'intention est plutôt de garantir la liberté d'interview aux milliers de journalistes étrangers présents dans la capitale chinoise, les autorités demandent également aux policiers d'empêcher le travail des reporters non accrédités et, surtout, d'enquêter sur les Chinois qui s'exprimeraient devant la presse. "Cela fait craindre des représailles après les Jeux olympiques quand les milliers de journalistes accrédités seront partis", a déclaré l'organisation, qui reproduit des fac-similés des directives sur son site.
Daté du 25 juillet 2008, un premier document intitulé "Quatre directives relatives à l'encadrement des journalistes étrangers" demande aux forces de sécurité de ne pas couvrir l'objectif des reporters (1), de ne pas endommager leur équipement (2), de ne pas confisquer leur carte mémoire (3) et de ne pas enquêter sur les affaires mineures les concernant (4).
Le second document est intitulé "Huit directives de non-intervention concernent les situations où un journaliste étranger interview un Chinois". Selon les autorités, les policiers ne doivent pas intervenir si le journaliste est accrédité (1), si le journaliste est non accrédité mais ne s'intéresse pas à des sujets politiques (2), si la personne interviewée a donné son accord (3), si le journaliste traite d'un pays tiers (4), lors de conférences de presse d'organisations étrangères disposant d'autorisations (5), si le journaliste réalise une interview sur des sujets sensibles mais que l'interviewé ne provoque pas un rassemblement qui dérange l'ordre public (6), si l'interviewé traite de sujets tels que le Tibet, Xinjiang, Taiwan, Falungong ou critique le Parti ou le gouvernement, mais qu'il n'a pas un comportement excessif (7), si un journaliste prend des photos ou filme le travail des policiers sans les déranger dans leurs activités (8).
Au point 7, la directive précise qu'il est conseillé aux policiers d'"aborder l'interviewé [chinois] conformément à la législation chinoise et suivre et contrôler le journaliste concerné". Dans une dizaine d'affaires, des Chinois ont été arrêtés après avoir voulu alerter l'opinion publique internationale sur leur sort. Le 17 août, deux Chinoises septuagénaires ont été condamnées à un an de rééducation par le travail pour avoir demandé la permission de manifester pendant les JO. Tandis que Zhang Wei, ancienne résidente du quartier de Qianmen à Pékin, a été arrêtée par la police le 9 août, après avoir témoigné auprès de journalistes étrangers sur les circonstances de son relogement.
Reporters sans frontières a pu observer à Pékin que lors de manifestations d'étrangers chrétiens ou pro-tibétains, les autorités préféraient laisser intervenir des policiers déguisés en jeunes patriotes ou des civils membres des groupes de surveillance, avant de procéder à l'arrestation des manifestants. Par ailleurs, la campagne d'intimidation menée par la Sécurité publique avant les Jeux olympiques vis-à-vis des militants des droits de l'homme de Pékin a permis aux autorités d'écarter ces porte-parole des revendications sociales, religieuses et politiques en Chine. Plus d'une quarantaine de ces défenseurs ont été placés en résidence surveillée, contraints de quitter Pékin ou obligés de se cacher de peur des représailles.
Le troisième document est une analyse par le Bureau des affaires criminelles de trois incidents impliquant des militants pro-tibétains, des Chrétiens et un délinquant. Dans les directives de travail, il est demandé en priorité aux policiers d'enquêter de manière exhaustive et d'agir afin d'éviter une mauvaise publicité. Le Bureau des affaires criminelles recommande d'interpeller les manifestants étrangers et de les expulser au plus vite. Les policiers doivent tout faire pour "dépolitiser" les actions, en soulignant auprès du public des conséquences pour l'ordre public. Dans le 4e point des directives, il est demandé de traiter dans les "plus brefs délais les cas religieux". "Eloigner la foule, développer toutes sortes de manoeuvre pour calmer la situation, informer immédiatement le département des Affaires religieuses", sont les consignes adressées aux policiers de Pékin.
Le dernier post du correspondant de la BBC, James Reynolds, sur son blog, illustre bien ces directives.
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20.08.2008
Vieilles dames en colère : un an de rééducation par le travail
Deux vieilles dames de Pékin, Wu Dianyuan, 79 ans, et Wang Xiuying, 77 ans, ont demandé à cinq reprises à bénéficier des désormais célèbres « zones de manifestation » autorisées mises en place par le gouvernement chinois pendant les JO. Expulsées de force de leur maison en 2001, elles entendaient profiter de ce mince espace de « liberté » pour que leur message soit enfin entendu. Cinq refus. Puis interrogatoire pendant une dizaine d’heures. Verdict : un an de de « rééducation par le travail ». Etant donné leur état de santé, elles en sont dispensées pour le moment. Mais le moindre « trouble » leur vaudra l’exécution de leur peine. « La Chine a quitté la route de la dictature », comme l’a dit l’ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin.
Heureusement pour eux, pourrait-on dire, le CIO et le BOCOG (le comité organisateur chinois) n'aura pas à faire face à l’embarrassement de devoir commenter cette condamnation. Dès le week-end dernier, les médias internationaux accrédités à Pékin s’étaient étonnés de l’annulation des points de presse quotidiens des duettistes des JO. Celui du dimanche 17 août a été annulé à la dernière minute. Il est désormais communément admis que, excédé par les questions des médias anglo-saxons sur les libertés bafouées et les trucages de la cérémonie d'ouverture, Wang Wei a passé un accord avec le CIO : fin des points de presse qui mettent mal à l'aise les organisateurs, en échange d’instructions données aux services de sécurité pour qu’ils s’efforcent de « lever le pied » face la presse internationale et les « perturbateurs » étrangers.
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19.08.2008
« Amitié d’abord, compétition ensuite »
Les Jeux olympiques de Pékin sont entrés dans leur deuxième et dernière semaine. Et l’actualité quotidienne, résultats sportifs et incidents politiques mêlés, ont pris leur rythme de croisière, hypnotisant.
Même la langue de bois officielle paraît ordinaire désormais. Comme cette déclaration à l’agence Chine nouvelle d’un responsable de la sécurité publique de la municipalité de Pékin, faisant le décompte — pour le moins abstrait — des demandes d’autorisation de manifester dans l’un des trois parcs de la capitale prévus à cet effet. Soixante-dix-sept demandes déposées, pour cent quarante-neuf personnes. La plupart, dit l’officiel anonyme cité par l’agence gouvernementale, déposées pour des questions liées « au droit du travail, à des questions de santé ou des querelles sociales ». Le délicieux jargon bureaucratique expliquant pourquoi et comment soixante-quatorze d’entre elles ont été refusées est à savourer dans le texte.
Côté sportif, le forfait du héros chinois du 110 mètres haies, Liu Xiang, a dominé une journée bien triste pour tous. A peine a-t-on remarqué la cinquième opération de militants de l’organisation américaine Students for a free Tibet, qui ont déployé une banderole sur le siège de la télévision chinoise. Et on parie une fortune sans craindre la défaite que personne n’a remarqué l’expulsion des JO et de Chine, ordonnée par le CIO, du directeur technique de l’athlétisme sénégalais, après qu’il a brandi une banderole : « Amitié d’abord, compétition ensuite » lors de la cérémonie d’ouverture. Il est vrai que le message était d’une rare violence.
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17.08.2008
Jeux Potemkine
L'élan patriotique ne pouvant pas tout, n'est-ce pas, l'envergure de la cérémonie d'ouverture des JO était telle qu'il a bien fallu s'arranger un peu avec la réalité.
Le faux direct de la télévision publique chinoise, les pas de géants pyrotechniques composés par ordinateur, la jolie petite fille chantant "L'Ode à la patrie" sur le play-back d'une moins jolie petite fille en coulisses, la danseuse paralysée après une chute de trois mètres lors d'une répétition et cachée par les autorités... Chacun de ces petits subterfuges pour en mettre plein la vue aux invités avait son propre petit refrain, révélait sa propre petite misère et son propre symbole. Le dernier petit arrangement, s'il n'est pas exceptionnel pour les grandes performances publiques, a une portée symbolique que l'on appréciera. Les 56 enfants figurants représentant les 56 ethnies composant la Chine étaient tous des Hans, l'ethnie majoritaire, déguisés l'un en Ouïghour, l'autre en Tibétain, un autre en Mongol, etc.
Cette nouvelle révélation a été relevée lors du point de presse par la journaliste britannique Jane Macartney du quotidien britannique The Times. Elle n'a appelé d'autre réaction de la part de Wang Wei, le vice-président du comité organisateur chinois (l'homme qui n'avait pas "vu" le blindé garé devant le centre de presse au début de la semaine), qu'un coup de sang envers la presse, trop "méticuleuse" à son goût.
Mais cet épisode peut aussi rappeler qu'en 1787, le ministre de la Guerre, Grigori Potemkine, fit visiter les nouvelles provinces conquises par son armée à la tsarine Catherine II, faisant construire le long du parcours des villages de carton pour, précisément, que la réalité arrange ses intérêts et apaise le coeur tourmenté de la suzeraine.
Depuis le début des Jeux, les "gêneurs" sont soigneusement tenus à l'écart. Le patineur de vitesse Joey Cheek, médaillé d'or à Turin en 2006, a ainsi vu son visa "annulé" par l'ambassade de Chine la semaine dernière, la veille de son départ pour Pékin. Aucune explication ne lui a été fournie, mais il est le fondateur du "Team Darfur", un groupe de 72 athlètes qui ont publiquement exprimé leur inquiétude pour la province soudanaise martyrisée.
Entre-temps, tant que les apparences sont sauves, tout va très bien, monsieur Potemkine.
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15.08.2008
Arrestations en direct
L'avantage des JO de Pékin, c'est que, malgré les efforts du Parti pour enrober de sucre la répression intérieure, les agissements de l'Etat policier chinois peuvent être filmés par la presse internationale.
Ainsi, l'arrestation du journaliste britannique John Ray, correspondant de la chaîne de télévision ITV, a-t-elle été filmée par des confrères. Et le professionnalisme du journaliste l'a poussé à commenter son arrestation en détail, alors même qu'il était détenu de force dans une camionnette de la police.
L'autre avantage des JO de Pékin, c'est qu'ils se déroulent en 2008. Les avancées de la technologie - notamment Twitter - a donc permis au blogueur Zhou "Zuola" Shuguang de rendre compte en temps réel de sa brève arrestation, le 14 août.
Quant un téléphone portable a raison d'un appareil sécuritaire écrasant...
14:00 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.08.2008
Chen Dashan ne répond plus
Chen Dashan est un père malheureux, qui ne se résout pas à la mort mystérieuse de sa fille de vingt ans, alors qu’elle était à l’armée. Chef de fanfare, elle est décédée brutalement en 2006, après un concert. La dernière fois qu’il l’a vue, c’était à l’arrière d’une ambulance, morte, inexplicablement. Sa hiérarchie soutient qu’elle a été victime d’une crise cardiaque. Les autorités n’ont pourtant jamais indemnisé sa famille, comme la loi chinoise le prévoit. Son père les soupçonne de masquer la réalité, ajoutant la cruauté de l’indifférence à la douleur du deuil.
C’est pourquoi Chen Dashan a plusieurs fois demandé le droit de manifester, pendant les JO, dans les parcs que les autorités chinoises ont prétendument mis à la disposition du public pour protester. « Avec les Jeux, la pression sur le gouvernement est très forte. Après, ce sera impossible », a-t-il expliqué à un journaliste du Wall Street Journal. Il n’a essuyé que des refus. Le dimanche 10 août, il s’est donc rendu sur la place Tiananmen pour distribuer des tracts détaillant les raisons de son combat pour sa fille.
L’AFP Vidéo, qui a réalisé un reportage sur la difficulté de manifester à Pékin, montre ce père ordinaire de 53 ans, originaire du nord du pays, aux prises avec un policier glâcial. Après avoir distribué quelques tracts, Chen Dashan été embarqué. Depuis ce jour, son téléphone ne répond plus.
11:55 Publié dans Droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.08.2008
Quant au CIO...
Malgré le vernis appliqué quotidiennement par le CIO et les organisateurs chinois sur la réalité, la couverture des Jeux commence à virer au bras de fer entre la presse étrangère et la légion de petits soldats du Parti, qu’ils soient policiers ou mouchards.
Ainsi le journaliste britannique de la chaîne de télévision ITN, John Ray, a-t-il été arrêté, brutalisé par la police et immobilisé pendant vingt minutes, tandis que son caméraman, Ben England, a été violemment repoussé, comme l'a dénoncé Reporters sans frontières. Pourquoi ? Ils étaient en train de filmer des militants pro-tibétains déployant une banderole « Free Tibet » à moins d’un kilomètre du stade olympique. Le Club de la presse étrangère en Chine (FCCC) est monté au créneau, exigeant des excuses des autorités chinoises. Le comité organisateur chinois assure qu’il « enquête ». Quant au CIO, nous verrons quel mur de glace il opposera à l’incident.
Peut-être les militants de Students for a Free Tibet, et les journalistes qui s’intéressaient à leur action, auraient-ils eu plus de chance dans les « Zones de protestation » officielles instituées par les autorités chinoises. En lisant le savoureux reportage du site City Weekend sur ces lieux de relégation, on en doute. On se délectera particulièrement, à la fin de l’article, des modalités permettant de manifester... comment dire... « librement ». Loin de la cocasserie de ce petit périple au pays du mensonge, l’organisation Human Rights Watch a recensé les cas de ces Chinois ordinaires qui ont eu le cran de demander l’autorisation de se rassembler et qui ont essuyé un refus systématique. L’un d’eux, Ji Sizun, l’a même payé de sa liberté. Le comité organisateur chinois n’a pas officiellement réagi. Quant au CIO, nous verrons quel mur de glace il opposera à l’incident.
S’agissant des Chinois interviewés par la presse étrangère, ils risquent aussi la prison. Un journaliste étranger s’est plaint en détail à Reporters sans frontières, racontant le climat épouvantable qui commence à s’installer à Pékin. Le comité organisateur chinois n’a pas officiellement réagi. Quant au CIO... vous connaissez la suite.
12:50 Publié dans Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






